Cher Journal,

Je voudrais partager avec toi une pensée qui me travaille depuis quelques jours. Comme tu le sais, dans le secret de mon laboratoire, je travaille dur et tard le soir sur des projets absolument secrets. Or, je crois que nous y sommes : lors du concert du 8 novembre 2018 (au Rex de Toulouse) et à l’occasion de celui du 10 octobre (à Foix), deux prototypes ont été testés sur des humains. Il est temps de te les présenter :

  • La Libido Touch© (LT)

Comme bien souvent, la phase de finalisation de mes inventions est suscitée par les discussions avec le public. Pour ce qui concerne la Libido Touch (parfois nommée la « petite touche libido du Doc » ), c’est à Cécile dite « Cissou » et son amie anonyme, rencontrées autour d’une bière de l’AchilCafé que vont mes remerciements. En effet, c’est à l’occasion du concert à Foix que l’arme a été mobilisée par deux fois. Il faut dire que le public a été particulièrement réceptif à ce produit de l’industrie acoustico-bio-chimique. Le procédé résiste un peu à la description : la LT exige un relâchement particulier du corps, une petite dose de transpiration de fin de concert propice à la production de phéromones idoines ainsi qu’à la captation des phéromones en circulation dans l’auditoire. Musicalement parlant, il s’agit d’un laid back assez prononcé, bicolore : bleu étoilé et violet Prince. Je fronce un peu les sourcils, mes hanches balancent un peu sexy dans mon habit de cosmonaute et je pense très fort à des images plaisantes. Alors, la libido touch© opère, avec une violente efficacité, accentué par les cris d’un public scandant mon nom (note : je n’écarte évidemment pas l’hallucination auditive, réélisation d’un désir irrefoulé notoire). Au concert de Foix, la LT a été employée à deux reprises, toujours avec le même succès : chaque fois à la faveur d’un solo sur le clavier (You Got Me et Zazie A Metron).

Important : Un effet secondaire a parfois été rapporté (lors des expérimentations sur l’animal uniquement). Il semblerait que certains sujets, sous l’effet de la libido touch, assistent à des apparitions de SnoopDogg, comparables aux christophanies médiévales.

For english speakers:

 

  • Le Condensateur à Funk-particules © (FPC)

Le Condensateur à Funk-particules (ou funk particules capacitor©) a, lui aussi, été très efficace dernièrement. Il exige bien plus de personnel pour son fonctionnement, dans la mesure où il faut le manipuler avec précaution. En particulier, la section cuivre est primordiale et je dois dire que sans RocketTrumpet et Sexy Pazzesko nous n’aurions pas pu envoyer tant de purée ; le déhanché est moins prononcé (je veux dire moins libidinal, mais certainement plus martial) ; là, le public s’enflamme suffisamment (surtout toi, que j’observais devant la scène, prise que tu étais dans ta transe chorégraphique). Toutefois, j’ai peut-être un regret, celui de ne pas avoir davantage fait fonctionner le condensateur à Funk-particules, car il faut bien dire qu’une fois lancée, il pourrait électriser toute la salle sur la durée. Pour ma part, les quelques images qui défilent dans le petit théâtre de mon esprit connecté au FPC empruntent aux scènes les plus mythiques des Ghost Busters. C’est à la faveur de Off my Chump que le condensateur fonctionnera encore souvent et à plein régime. Sans limite d’âge.

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